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The Internet Journal of the International Plato Society


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Merker, Anne.

La Vision chez Platon et Aristote.

2003. 276 S. 44,50 Euro. 15,5 x 23 cm. Hardcover. 978-3-89665-273-7.
(International Plato Studies Bd. 16)

Prospekt (Druckversion/PDF) / Information leaflet (Print version/PDF)


Ni les considérations aristotéliciennes ni les considérations platoniciennes sur la vision ne se bornent à répondre à la question comment voit-on?, mais dans l'élaboration même de cette réponse dépassent cette question vers une autre, plus fondamentale: qu'est-ce que voir? La première de ces questions relève d'une enquête scientifique qui vise à expliquer un phénomène par la description de son mécanisme. Elle est pleinement prise en compte par Platon et Aristote, qui proposent tous deux un exposé particulier des causes conduisant à la formation de la sensation visuelle. Ces exposés diffèrent nettement dans leur contenu, mais se trouvent en fait relativement à égalité quant à leur pertinence scientifique: à la fois quant à leur capacité de rendre compte du phénomène qu'ils se proposent d'expliquer, et quant à l'économie des moyens mis en ouvre pour parvenir à cette explication. · la différence, la question qu'est-ce que voir? déborde la simple intention de rendre compte du fonctionnement d'un phénomène, et inscrit la vision dans des problématiques qui touchent l'être de ce qui voit, l'être de ce qui est vu et du monde dans lequel ce processus a lieu; ou qui touchent aussi bien l'ontologie que l'éthique, le fondement de la connaissance que l'esthétique ou même la théologie. La théorie de Platon révèle sa profondeur quand on saisit que la vision sensible est celle d'une âme divine qui vit sur terre en exil, tandis que les intentions d'Aristote sont prioritairement épistémologiques; sa théorie permet de garantir la vérité du sens visuel, la réalité de la couleur, mais aussi la présence immédiate et authentique de l'astre divin solaire au sein du lieu soumis à la génération et à la corruption.


Neither Aristotle nor Plato content themselves with answering the question: How do we see?. In their examination of this scientific issue, they go further, and answer the more fundamental question: What is seeing?. The first question pertains to scientific enquiry, which seeks to explain a phenomenon by describing its mechanism. Both Aristotle and Plato give an accurate account of the causes that produce visual sensation. Their accounts differ, but are quite similar with regard to their scientific relevance; they have quite the same capacities and the same failures in their explanation of vision, achieved by equally economical means. The other question - What is seeing? - transcends the mere intention of giving an account of a mechanism, and considers vision from the viewpoint of problems concerning the being of the seer, of what is seen, and of the world in which this process takes place; and it touches upon issues concerning ontology as well as ethics, epistemology and aesthetics, and even theology. Plato's theory reveals its depth when we grasp that sensible vision is that of a divine soul that lives on earth as in exile. Aristotle's concerns are primary epistemological. His theory provides a guarantee of the truth and reliability of the sense of sight, while by means of his concept of light, he provides the basis for the immediate and authentic presence of the divine solar star in the midst of the place that is subject to generation and to corruption.

Ni les considérations aristotéliciennes ni les considérations platoniciennes sur la vision ne se bornent à répondre à la question comment voit-on?, mais dans l'élaboration même de cette réponse dépassent cette question vers une autre, plus fondamentale: qu'est-ce que voir? La première de ces questions relève d'une enquête scientifique qui vise à expliquer un phénomène par la description de son mécanisme. Elle est pleinement prise en compte par Platon et Aristote, qui proposent tous deux un exposé particulier des causes conduisant à la formation de la sensation visuelle. Ces exposés diffèrent nettement dans leur contenu, mais se trouvent en fait relativement à égalité quant à leur pertinence scientifique: à la fois quant à leur capacité de rendre compte du phénomène qu'ils se proposent d'expliquer, et quant à l'économie des moyens mis en ouvre pour parvenir à cette explication. · la différence, la question qu'est-ce que voir? déborde la simple intention de rendre compte du fonctionnement d'un phénomène, et inscrit la vision dans des problématiques qui touchent l'être de ce qui voit, l'être de ce qui est vu et du monde dans lequel ce processus a lieu; ou qui touchent aussi bien l'ontologie que l'éthique, le fondement de la connaissance que l'esthétique ou même la théologie.

La théorie de Platon révèle sa profondeur quand on saisit que la vision sensible est celle d'une âme divine qui vit sur terre en exil. Par la vision, cette âme doit tenter d'échapper à sa condition et s'efforcer de recouvrer sa véritable nature; car la vision est le seul sens par lequel nous puissions attendre les astres, qui, pour Platon, présentent la même harmonie que celle de l'âme au moment de sa formation par le démiurge. Mais la vision peut aussi renforcer l'exil de l'âme; par elle, l'éloignement vis-à-vis des étants qui sont réellement étants, les formes intelligibles, peut encore augmenter. C'est dans ce cadre qu'il faut comprendre l'explication que donne Platon des images des miroirs: elles sont définies comme de véritables corps, résultant de la coalescence de deux feux; elles prennent véritablement naissance contre la surface du miroir, sans qu'aucune réflexion au sens moderne du terme entre alors en jeu. Ainsi, par la vision, l'âme peut rencontrer des réalités inférieures qui l'éloignent encore davantage des étants véritables.

Préoccupé avant tout par des questions épistémologiques, Aristote prend soin de garantir à la vision une vérité que le système platonicien lui ôtait. La couleur hérite d'une réalité nouvelle, quand Platon la définissait comme une pure sensation; l'acte de la vision se voit octroyer une instantanéité, plus précisément une achronie radicale, qui garantit la simultanéité de l'état de la chose vue et de la vision effective par l'âme de cet état. Par cette achronie de la vision, c'est l'unité du temps lui-même à l'échelle du monde qui se trouve garantie, car ce n'est qu'en rapportant les différents nombres des différents mouvements, c'est-à-dire les différents temps, selon la définition qu'en donne Aristote dans la Physique, à un mètre commun, qu'on peut concevoir que le temps est en réalité unique; or ce mètre commun, c'est le mouvement de la sphère des fixes, qui n'est accessible qu'au sens visuel. Mais la théorie d'Aristote, développée dans le De l'âme et le De la sensation et des sensibles en relation étroite avec une problématique épistémologique de vérité et de connaissance, se trouvera inopérante lorsqu'il s'agira de rendre compte de phénomènes (arc-en-ciel, halo) que l'optique grecque de l'époque virtualisait par la réflexion. Afin de rendre compte du fait que les couleurs d'un arc-en-ciel ne sont pas réellement situées sur le nuage où l'on croit les voir, Aristote délaissera un temps sa propre théorie pour adopter une théorie de la vision par une émission hors de l'oil, émission qu'il avait pourtant sévèrement critiquée.


Neither Aristotle nor Plato content themselves with answering the question: How do we see?. In their examination of this scientific issue, they go further, and answer the more fundamental question: What is seeing? The first question pertains to scientific enquiry, which seeks to explain a phenomenon by describing its mechanism. Both Aristotle and Plato give an accurate account of the causes that produce visual sensation. Their accounts differ, but are quite similar with regard to their scientific relevance; they have quite the same capacities and the same failures in their explanation of vision, achieved by equally economical means.

The other question - What is seeing? - transcends the mere intention of giving an account of a mechanism, and considers vision from the viewpoint of problems concerning the being of the seer, of what is seen, and of the world in which this process takes place; and it touches upon issues concerning ontology as well as ethics, epistemology and aesthetics, and even theology.

Plato's theory reveals its depth when we grasp that sensible vision is that of a divine soul that lives on earth as in exile. Through vision, this soul may seek to escape from its condition, and recover its genuine nature; for vision is the only sense by which we can reach the stars, which, for Plato, feature the same harmony as that of the soul when it was first formed by the demiurge. Yet vision can also plunge the soul further down into its exile. Hence, the Platonic conception of mirror images, which he defines as real bodies, resulting from the coalescence between two fires; they actually occur at the surface of the mirror, without there being any reflection in the modern sense of the term. In this way, Plato refuses to endorse the idea that the mirror image is mere indirect vision, or something virtual, thereby saving the image in the proper sense. Thus, through vision, the soul can encounter inferior realities, which drag it further and further way from the things that are genuine and true.

Aristotle's concerns are primary epistemological. His theory provides a guarantee of the truth and reliability of the sense of sight, whereas Plato's theory defined the vision of color as pure sensation, without there being any particular reality in the observed body itself. In Aristotle's theory, the act of vision becomes instantaneous, so that the vision of a color is strictly simultaneous with the state of the body in which the color is observed. This instantaneity is the condition by which, in the Aristotelian physical system, the oneness of time itself can be attained. Moreover, Aristotle's concept of light provides the basis for the immediate and authentic presence of the divine solar star in the midst of the place that is subject to generation and to corruption. Yet Aristotle's theory, as set forth in the De anima and the De sensu, so closely related to the problem of truth, was to prove helpless once the philosopher is forced to explain peculiar phenomena (such as the halo, or the rainbow), which Greek optics had already considered to be formed by visual reflection. Aristotle will then temporarily forget his own theory, and adopt precisely the one he had previously condemned.


Anne Merker holds an agregation in philosophy. She teaches at the University Strasbourg II-Marc Bloch.



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